GastonBachelard. Gaston Louis Pierre Bachelard, né à Bar-sur-Aube le 27 juin 1884 et mort à Paris le 16 octobre 1962, est un philosophe français des sciences, de la poésie, de l'éducation et du temps. Directeur de l' Institut d'histoire des sciences et des techniques (IHST), il est l'un des principaux représentants de l'école
Je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien », explique-t-il avec une sage humilité. Il faut s'efforcer de rechercher toujours la vérité pour traquer la suffisance et l’ignorance. Lorsque le procès s’achève, le spectateur sourit jaune à l’ironie socratique qui fait écho à sa réalité. Comme pour les jurés du
Cest une manière de dire que c’est la cata absolue. Ça parle de notre époque, de la vitalité de la langue française, des expressions qui se
Les"experts" de la Borréliose de Lyme comme les médecins "ignorants" seraient bien inspirés d’explorer ces frontières plutôt que de construire des murs. La vraie science est une ignorance qui se sait. (Montaigne) Rédacteur: GeP /ReBL Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie (0) Borréliose de Lyme
Quant à la science en elle-même, ils disent que c'est ou bien la compréhension sûre, ou bien une disposition dans la réception des représentations qui ne se laisse pas renverser par un raisonnement. Sans la théorie dialectique, le sage ne sera pas infaillible dans le raisonnement. C'est par elle qu'il connaîtra parfaitement le vrai
P. anal. État de l'homme avant le développement de la science, des savoirs rationnels. L'homme, dans sa première ignorance, supposa des divinités attachées à chaque phénomène (C. Bernard, Introd. ét. méd. exp., 1865, p. 77). Plus l'homme se développe par la tête, plus il rêve le pôle contraire, c'est-à-dire l'irrationnel, le repos dans la complète
aE1BlL. Il ne va pas de soi de faire entendre ce que Platon signifie par la célèbre image de la caverne et dès qu'il s'agit de prendre au sérieux la signification, les résistances se font jour. Nulle évidence en effet dans cette manière d'opposer un monde d'obscurité et un monde de lumière, tant chacun sait bien qu'il n'y a qu'un monde et que c'est dans celui-ci que nous avons à vivre. Mais il est clair qu'il y a différentes manières de l'habiter. La distinction de l'ombre et de la clarté, de l'apparence et de l'essence ne se joue pas hors de nous, dans ce qui s'imposerait comme une donnée ontologique. Elle se joue en nous dans la manière de nous projeter vers les choses. De sorte que lorsque Kant ramène les grandes questions de la philosophie que puis-je savoir ? que dois-je faire ? que m'est-il permis d'espérer ? à la question qu'est-ce que l'homme ? il a lui aussi le mérite de revenir au centre c'est-à-dire à l'être par lequel la question de l'être peut être posée. Car il n'y a pour nous de réel que de réel représenté. Ce n'est pas un hasard si le même mot représentation » désigne aussi bien la représentation mentale que la représentation théâtrale ou cinématographique. Nous sommes au monde comme au spectacle mais d'ordinaire nous l'ignorons. Le génie de Platon est d'inventer le cinéma vingt quatre siècles avant son apparition mais ce cinéma, ce n'est pas celui auquel nous nous rendons de temps en temps pour nous distraire, c'est celui qui définit notre condition. Car la salle de projection avec sa lumière artificielle, les images projetées sur l'écran, les montreurs de marionnettes aux commandes dans les coulisses, le spectateur jouet des manipulations qu'il méconnaît, c'est très exactement le rapport immédiat de l'homme au réel. L'allégorie de la caverne vend la mèche. Elle nous affranchit de notre naïveté en permettant au spectateur inconscient que chacun commence à être de se donner, une bonne fois pour toutes, le spectacle de sa condition de spectateur et du réel comme objet de spectacle. Sauf que la notion de spectacle n'est plus tout à fait pertinente car celui-ci n'est pas visible avec les yeux du corps. Le philosophe n'est pas un artiste encore que cela se discute. Rendre visible pour lui, ce n'est pas faire voir au moyen d'images, c'est rendre intelligible au moyen d'idées et cela n'est pas chose facile car celles-ci ne sont visibles qu'aux yeux de l'âme et nul ne sait vraiment ce qui promeut l'acuité de ces derniers. Si on le savait, on serait tous d'excellents éducateurs mais j'avoue n'être pas sortie de l'ombre sur ce point et si l'allégorie éclaire un peu les données du problème, elle ne permet pas tout à fait de comprendre pourquoi cet œil de l'âme se libère chez certains et restent décidément obscurci chez d'autres. En tout cas, Platon n'ignore pas la difficulté si bien qu'après avoir explicité les significations sous la forme austère de l'abstraction spéculative, il y revient en mobilisant les ressources du symbolisme pour les rendre accessibles. Mais une allégorie est une figure symbolique complexe et seul un travail minutieux de déchiffrement peut reconstituer les significations. La première image est donc celle d'une caverne. Métaphore de l'ignorance tant nous sommes habitués à utiliser le registre de la vision pour figurer celui de l'intellection. Une caverne est un espace obscur et dans l'obscurité on ne discerne pas clairement les choses. PB Mais enfin, rétorquera-t-on, cette accusation d'ignorance vaut pour un monde d'analphabètes. Ne vivons-nous pas dans un siècle éclairé et tous les enfants de France ne passent-ils pas par l'école obligatoire ? Certes... Et pourtant Platon, disait qu'il y a une manière d'aller au vrai en songe, il pensait aux mathématiques et à ce que nous appelons les sciences aujourd'hui, et même qu'il y a des opinions vraies. Qu'est-ce donc que la science et pourquoi tant qu'on n'a pas interrogé la nature des discours, leurs présupposés et leurs limites, est-on fondé à parler d'ignorance ? La caverne est aussi un espace clos or notre première expérience de la liberté est celle de la liberté de mouvement. Elle est donc la métaphore de la servitude ou de l'aliénation. Là encore la signification étonne. Ne vivons-nous pas dans un monde ayant institué la liberté dans le rapport politique et se préoccupant de libérer les jeunes des chaînes de l'ignorance ? PB Que veut dire Platon lorsqu'il pointe une servitude constitutive de la condition humaine dans sa spontanéité ? Il faudra comprendre ce à quoi renvoie l'image des chaînes pour s'en faire une idée précise. Mais la caverne, c'est aussi une demeure souterraine. Dans l'imaginaire grec, le souterrain est la demeure d'Hadès, le monde des morts. Est-ce à dire que notre vie qui se croit bien vivante l'est moins qu'il n'y paraît ? C'est bien ce que figure la caverne. Métaphore d'une vie qui est une forme de non-vie en comparaison de la vraie vie ouverte par l'éveil philosophique, la signification se fait ici énigme. Qui sait si vivre n'est pas mourir et si mourir n'est pas vivre » demande Socrate en citant les vers d'Euripide. Platon. La révélation philosophique semble avoir ici les accents de l'intuition poétique "la vraie vie est absente" affirme Rimbaud ou de l'intuition religieuse il faut mourir au péché pour échapper à la mort enseigne le christianisme. PB Que peut donc bien signifier l'idée qu'il faut mourir à cette mort qu'est la vie selon la loi de la caverne pour vivre vraiment ? S'il est vrai que philosopher c'est apprendre à mourir », quel est le véritable sens de cette formule? La suite du Gorgias donne des indications. Tu sais, en réalité, nous sommes morts. Je l'ai entendu dire par des hommes qui s'y connaissent ils soutiennent qu'à présent, nous sommes morts, que notre corps est un tombeau et qu'il existe un lieu dans l'âme, là où sont nos passions, un lieu ainsi fait qu'il se laisse influencer et ballotter d'un côté et de l'autre ».Ibid, 493a. Nouvel élément de compréhension. La caverne est la métaphore du corps et le corps est le tombeau de l'âme. Parenté du sôma le corps et du séma le tombeau. L'idée est sans doute d'origine pythagoricienne et demande un traitement prudent. Il ne faut jamais oublier qu'il s'agit de métaphores et qu'à les interpréter littéralement, on manque le sens philosophique. Là encore l'approfondissement de l'idée des chaînes doit permettre d'éviter les idées simplistes. Pas plus qu'il n'y a un monde de la caverne et un autre monde pour lequel on pourrait prendre son billet, il n'y a d'un côté l'âme et de l'autre le corps. L'homme est un mais il est vrai que ses élans ne semblent pas avoir leur source dans des instances homogènes. Il se vit comme un terrain où s'affrontent le haut et le bas, le supérieur et l'inférieur. Immanent au monde de la matière, de la terre par son corps, il se dresse vers le ciel et sent bien que les exigences de l'esprit le rattachent davantage à la transcendance. Il expérimente dans l'étonnement et le malaise son statut d'être ambigu, déchiré entre des postulations contradictoires. Amoureux de la beauté, de l'ordre et de l'harmonie, il se sent laid, chaotique et dissonant. Il est désir, tension entre la pauvreté qu'il est et la richesse qu'il aime. Il est bien atopos Topos lieu. A privatif. Comme Socrate. Sans lieu. Ni tout à fait de la terre, ni tout à fait du ciel. Ni bête, ni Dieu, homme simplement, c'est-à-dire tout sauf quelque chose de simple, d'apaisé, de satisfait de soi. Grandeur et misère de celui qui refuse d'être un animal, qui est travaillé par l'idée de la perfection divine mais qui en est expulsé. La caverne c'est l'oubli de cette inquiétude dans la somnolence d'une prison où l'homme essentiel ne peut pas se sentir chez lui. Le poète Novalis disait en ce sens que la philosophie est proprement la nostalgie-aspiration à être partout chez soi ». Impossible, en effet d'être chez soi dans un monde où les exigences de l'esprit sont sans cesse sacrifiées à des besoins et à des intérêts qui, pour avoir leur importance, n'épuisent pas l'horizon d'une vie proprement humaine. Partager Marqueursâme, animal, corps, Dieu, homme, immanence, monde intelligible, monde sensible, opinion, science, transcendance
Answers & Comments Odette Verified answer Là je n'y crois vraiment pas ! Serais c'est certain de l'avis de François Rabelais qui nous affirmait ,,,,,, Ignorance est mère de tous les maux. »Extrait de Cinquième Livre X-Librusse C' est probablement la question qui a amené Platon à opter pour la dictature en imaginant que la démocratie peut amener l'ignorance au pouvoir . Têtaclic Parce que... d'abord ...pourquoi ? j'en sais rien..!Tu avoueras que poser une question pareille dans une rubrique ou les connaissances et le savoir sont une force, c'est tout de même une gageure. un peu croquignolesque.....Veux tu que je te développe toute une série d'arguments afin de te convaincre à quel point mes connaissances en la matière sont dérisoires, vaines et stérile ..ouais quoi ...pourquoi et comment je suis un ignare faiblard et malgré tout heureux de l'être... heu...reux...un peu comme les simples d'esprit à qui le royaume des cieux appartient et qu'ils conservent si précieusement ..?..- ? Dans le chef d’œuvre d’Orwell 1984, un slogan du parti au pouvoir est L’ignorance, c’est la force. »Ce que ça signifie en fait, c’est que l’ignorance du peuple est la force du gouvernement si les gens ne connaissent pas les choses ou ne dispose pas de l’information pour prendre les bonnes décisions, alors ils sont des sujets et non pas des citoyens informés. ? Peut-être ...parce que l’ignorant ne sait pas, ce qu’il faut est censé de savoir. L'ignorance est une faute ! ? "L'indifférence est la meilleure des vengeances " "L'ignorance comme l'hypocrysie est le pire des mépris...le fait d'ignorer quelqu'un comme l'hypocrisie est le pire des mépris". ƒritz le KaT ☮ . Oui.... le savoir engendre la crainte et nous donne nos vraies limites .....! L 'inconscient ne craint personne ...! Par exemple dans un conflit ► L'ignorance savante, c'est celle de celui qui sait qu'il ne sait pas » Il ne mesure pas le danger à sa juste valeur . ► L'ignorance profonde c'est celle de celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas ». Il ne sait même pas qu'il y a un danger . .. Métanoïa c'est pas l'ignorance simulée qui est voulue ou même l'indifférence qui sont la force, la force vien du désir pédagogique de laisser son semblable régler des problématiques de la vie par lui-même; bonnes fêtes de fin d'année CheGuevara Pas la force, mais la brutalité, sinon la force par contre relève de l'intelligence et comme telle elle est douce. Anonyme Est-ce l'ignorance est une force? je ne le savais pas..Bonne année!
10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 1904 MMessage relayéResponsabilité vaccinaleun parlementaire états-unien met la pagaille"Enfin! un parlementaire américain, Bill Posey, a osé réclamer la vraie Science vaccinale, celle qui consiste à comparer des vaccinés à des non vaccinés 0 vaccins, en particulier au sujet de l’autisme. C’est ce que l’on a pu lire sur plusieurs sites anglophones dont celui d'Health Impact ainsi que le Congressman républicain a demandé au Dr Boyle du Centre de Contrôle des Maladies CDC s'ils avaient déjà fait effectuer la moindre étude comparative entre enfants vaccinés et enfants non vaccinés. La réponse du Dr Boyle a été que NON, ils n'ont jamais procédé à pareille étude bien sûr, ils n’ont pas intérêt à y avoir pensé!!!.Cela signifie donc en clair que les autorités américaines comme toutes les autres autorités vassales dans le monde recommandent depuis bientôt un siècle de façon non scientifique et non éthique la vaccination aveugle des enfants avec des vaccins - par définition - expérimentaux!Nota Le CDC américain est une institution qui fait malheureusement "la pluie et le beau temps" partout dans le monde en matière d'épidémiologie, de vaccination, fausses assurances des autorités et autres pseudo-experts, selon lesquelles les vaccins ne causent pas l'autisme, risquent de se retrouver privées de leur voile de virginité, annulant toute valeur scientifique basique à leurs irresponsables allégations!La Vraie Science, ce n'est pas de présenter des études se contentant de cultiver la peur et de ce qui pourrait être en défaveur de gros intérêts partisans, c'est d'observer honnêtement des faits comparatifs et oser en tirer les conclusions en toute sûr, comme les études honnêtes de la vraie Science effraient autant Big Pharma et les officiels que l'ail effraie un vampire, il leur faut trouver des prétextes pour "noyer le poisson", et c'est ainsi qu'ils invoquent "l'éthique" pour tenter de cacher leur pitoyable machination! Ils prétendent, en effet, qu'il ne serait soi-disant "pas éthique" de comparer des enfants vaccinés à des enfants vierges de tout vaccin, ce qui revient donc à considérer de façon purement dogmatique et idéologique, que les vaccins font de toute évidence plus de bien que de dictature de menteurs qui brandit à tout bout de champ, pour casser la contestation, le magique "scientifiquement prouvé" se trouve donc prise d’une façon incontournable en flagrant délit de fonctionnement vraiment à cela, Bill Posey a donc eu la bonne initiative d'introduire une proposition de loi imposant au Ministère de la Santé la responsabilité de mener des études réellement comparatives, dans le but d'étudier notamment la prévalence de l'autisme mais aussi d'autres paramètres et d'autres maladies dans les deux types de groupes vaccinés et non vaccinés.Aïe, çà fait très mal! Le Secrétaire des Services de Santé devra chercher à inclure dans l’étude visée les populations qui traditionnellement sont restées non vaccinées, pour des raisons religieuses ou populations comprennent l’ancien Ordre des Amish et des membres de pratiques cliniques telles que la pratique "Home-first" à Chicago qui choisissent des pratiques médicales alternatives, les adeptes des modes de vie anthroposophiques et d’autres qui refusent la le Dr Mayer Eisenstein, médecin dans la communauté Home-first à Chicago, qui a eu l'occasion de suivre plus de enfants, n'a pas le souvenir d'avoir vu le moindre cas d'autisme chez les enfants non vaccinés qu'il a accouchés et suivis. Pour lui, il est donc vraiment nécessaire et légitime qu'une telle proposition de loi puisse aboutir, et c'est pourquoi il apporte tout son soutien et tous ses encouragements au député Bill Posey bravo Dr Mayer Eisenstein!.En France, faisant suite au vaccin ROR rougeole-oreillons-rubéole communément incriminé, il y a plus de cas d'autisme dont une majorité de cas d'autisme régressif, c'est-à-dire la forme d'autisme qui se manifeste après une période de développement tout à fait normale de l' de ces plus de autistes doivent la destruction de leur vie et de leur avenir aux vaccins que leurs parents leur ont fait faire par ignorance, en croyant bien faire, sur la chaude recommandation des médias, des médecins et l’ignorante bénédiction des politiciens?Mais cette écrasante responsabilité criminelle du trust Big Pharma n’entame en aucune façon son moral, puiqu’il rebondit déjà sur l’étude d’un futur vaccin... contre l'autisme!!! Un horrible cercle vicieux absurde… mais tellement lucratif!"Michel Dogna L'Art de Vivre Sain Art de Vivre Sain - dans Combats pour la Santé
Podcasts Les Contrariantes PODCAST. Peggy Sastre et Lætitia Strauch-Bonart discutent de la place de la science. Puis elles évoquent avec le philosophe Pascal Bruckner la figure du mâle blanc. Les Contrariantes reçoivent Pascal Bruckner. © DR La science est-elle instrumentalisée dans le débat public ? C'est le sujet qui agite la conversation de nos Contrariantes pour ce second opus de leur podcast. Avec la pandémie de Covid-19, la science a pris une place de choix dans les médias et la décision politique. Mais le fonctionnement de la méthode scientifique est-il bien compris ? N'avons-nous pas tendance à diviniser la science et les scientifiques et à refuser de voir combien la recherche peut être une entreprise chaotique ? Le gouvernement aurait-il davantage inspiré la confiance en admettant ses errements dans sa gestion de la pandémie ? Les médias n'ont-ils pas tendance à faire du deux poids deux mesures en conspuant les pseudo-médecines et les théories du complot, tout en valorisant des théories tout aussi farfelues mais plus complaisantes avec le politiquement correct ? Autant de questions auxquelles Lætitia Strauch-Bonart et Peggy Sastre ne répondent surtout pas de manière définitive en se plaçant sous le patronage de Michel de Montaigne La vraie science est une ignorance qui se sait. »Dans la seconde partie, elles reçoivent l'écrivain Pascal Bruckner, qui publie un nouvel essai chez Grasset, Un coupable presque parfait. La construction du bouc émissaire blanc. Un ouvrage analysant comment, sous le couvert du progressisme, l'obscurantisme est en train de faire son grand retour sous nos latitudes, avec l'homme, si ce n'est le mâle blanc quittant son archétype de persécuteur pour prendre celui de persécuté et devenir le bouc émissaire » portant tous les péchés du monde. Un retournement paradoxal dévoyant trois nobles causes nées en Occident – le féminisme, l'antiracisme et l'anticolonialisme – et qui ne fleure pas très bon pour notre civilisation, même sans pandémie dans les les podcasts du Point sur Apple Podcasts, Spotify, Deezer et Google Podcasts. Je m'abonne Tous les contenus du Point en illimité Vous lisez actuellement Les Contrariantes 2 – Une ignorance qui se sait & Pascal Bruckner 1 Commentaire Commenter Vous ne pouvez plus réagir aux articles suite à la soumission de contributions ne répondant pas à la charte de modération du Point.
Cette citation de Rabelais, “Science sans conscience n'est que ruine de l'âme” est tirée de Pantagruel, son œuvre majeure. Rabelais était un sceptique, le fondateur du scepticisme moderne. Il a critiqué ceux qui ne connaissent ni la peur ni les limites humaines. Rabelais est le penseur d'une condition humaine modeste, consciente de sa finitude. Cette philosophie de la finitude est assez proche de celle de Pascal cf. le roseau pensant, défendant une nature humaine faible, mais forte en ce qu'elle a conscience de sa faiblesse, contrairement aux forces de la nature physique. Le constat de Rabelais est assez proche une connaissance ce qu'il appelle “science” non réflexive “sans conscience” autrement dit ne permet pas à l'homme de se l'approprier, et donc de progresser. Elle est inutile, en somme. Son injonction peut donc être formulée pour devenir sage, sachez que vous sachez. Si Bacon a été le philosophe le plus inventif de l'époque de la Renaissance, Rabelais a été le plus imaginatif des écrivains de la Renaissance. Rabelais disait La sagesse ne peut pas entrer dans un esprit méchant, et science sans conscience n'est que ruine de l'âme.” Cette pensée peut aussi être considérée comme l'amorce de la bioéthique, cette discipline cherchant à réconcilier les capacités scientifiques et leur acceptabilité morale.
la vraie science est une ignorance qui se sait